Pourtant, le véritable cauchemar des promeneurs et des randonneurs est souvent un autre insecte, bien plus discret mais beaucoup plus fréquent : le taon.
Appartenant à l’ordre des diptères, comme les mouches, les taons regroupent une centaine d’espèces en France. Seules quelques-unes piquent l’être humain. Contrairement aux idées reçues, seuls les femelles mordent. Elles ont besoin d’un repas de sang pour assurer le développement de leurs œufs, tandis que les mâles se nourrissent exclusivement de nectar. Leurs larves, souvent aquatiques ou semi-aquatiques, participent à l’équilibre des milieux naturels en se nourrissant d’autres petits animaux ou de matière organique. Attirés par la chaleur, la transpiration, le dioxyde de carbone rejeté par notre respiration et les mouvements, les taons sont particulièrement actifs de la fin du printemps jusqu’au début de l’automne, lors des journées chaudes et humides. Leur morsure, dépourvue de venin, est toutefois très douloureuse et peut provoquer rougeur, gonflement et démangeaisons. Des réactions allergiques restent possibles chez certaines personnes.Pour limiter les piqûres, mieux vaut porter des vêtements longs et de couleur claire, éviter les parfums, utiliser un répulsif et privilégier les zones ventilées. En cas de morsure, il est conseillé de désinfecter la plaie, d’appliquer du froid pour limiter l’inflammation et d’éviter de se gratter. Une consultation médicale est recommandée si un gonflement important, des signes d’infection ou une réaction allergique apparaissent. Préserver les mares, les étangs et leurs prédateurs naturels contribue également à limiter les populations de taons. Si les frelons concentrent souvent l’attention, ce sont bien les taons qui restent, chaque été, les insectes les plus redoutés des activités de plein air.
Source : insects.org


